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La valeur travail - une version non-sarkozyenne de la question

Par Vincent Rigassi, architecte et membre du RÉSEAU écobâtir
 
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présentation du projet de l'Herbier du Diois et ouverture sur "la valeur travail - une version non-sarkozyenne de la question"
 
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Retranscription d’une présentation par diaporama

Un des habituels freins mis en avant contre l'éco-construction est son coût plus élevé que les techniques de constructions dites conventionnelles développées après la seconde guerre mondiale avec tout l'optimisme technologique que cela supposait.

Dans ce contexte, la question des savoir-faire était devenue accessoire, au contraire ne pas dépendre trop directement des savoir-faire sur les chantiers permettait de s'émanciper d'une dépendance trop directe envers une main d'œuvre qualifiée qui pouvait se raréfier et donc peser sur le coût, selon le vieil adage: augmenter les investissements, donc le capital, pour réduire le poids du travail.

Ceci dit cet optimisme technologique n'avait pas que des visées strictement économiques, mais aussi plus humanistes en escomptant que la mécanisation allait permettre de réduire la pénibilité du travail manuel. Sans aller jusqu'au rêve que des robots allaient finalement nous permettre d'assister  béatement à l'édification de nos bâtiments depuis quelques lieux de loisir paradisiaque, la croyance en les bienfaits, ou tout du moins envers l'inévitabilité, de l'industrialisation de la construction reste actuellement une vision très répandue tant par les professionnels de la construction, que par les politiques ou le grand public.

Nous allons donc essayer de contrecarrer un peu cette vision en s'interrogeant sur la valeur du travail: aussi bien dans son sens courant, que dans son sens physique comme le travail fourni par un mouvement mécanique. 

La notion de travail a pour corollaire immédiat la question de l'énergie, puisque tout travail nécessite une énergie, que celle-ci soit renouvelable ou non et d'origine humaine ou mécanique. 

Trois heures de travail humain sont équivalentes à 1 dl de pétrole et 1 kWh d'énergie.
Trois heures de travail humain coûtent environ 22 euros tandis que le dl de pétrole coûte 20 centimes d'euros.

Voyons donc si le passage par les énergies fossiles et l'industrialisation est incontournable en essayant également d'apprécier ce que nos choix technologiques peuvent engendrer à terme du point de vue écologique, social et culturel.
La comparaison de différents types de murs d'enveloppe extérieure va nous permettre d'examiner le détail en allant de techniques traditionnelles au sens patrimonial du terme à des techniques industrielles mais avec une progression sur les parts de travail humain et de constituants fortement industrialisé et "délocalisés" à des matériaux locaux et peu transformés, dont la paille est particulièrement représentative. 

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