Architecture et re-localisation
Par Yves Perret, Architecte et Enseignant à l'École Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand
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Texte accompagnant le diaporama :
Ne faut-il pas, à partir de la mesure des TEP économisés ouvrir la sensibilité cosmique comme socle d’un rapport nature/culture pacifié et placer l’architecte au rang prestigieux du jardinier pour ré-ouvrir la question du « sens ».
Ne faut-il pas troubler la pensée claire par le doute et l’incertitude, l’incompris ou l’incompréhensible ; tout système vivant est au-delà de la somme de ses facettes maîtrisables et connues.
Ne faut-il pas dépasser l’aridité de l’approche analytique (qui ne répond qu’aux questions posées) et la tempérer par l’intuition synthétique capable de présence à la densité des liens. N’appelle-t-elle pas des apprentissages spécifiques comme celui de l’écoute nourrie par la disponibilité intérieure.
Ne faut-il pas submerger la densité des explications par l’ouverture poétique et symbolique qui permet la richesse des interprétations.
Ne faut-il pas entraîner notre corps à être antenne sensible, capable de perceptions fines dont la traduction architecturale est à offrir à nos habitants.
Ne faut-il pas revisiter le projet « art de l’espace » pour le noyer dans les cascades d’échelles emboîtées pour qu’il renaisse en « art du temps ».
Ne faut-il pas faciliter le passage entre le « penser pour faire » et le « faire pour penser ».
Ne faut-il pas se rendre présent à ce qui ne se voit pas pour capter l’importance du rien.
Ne faut-il pas profiter de ré-ouvrir l’initiative technique pour, à l’occasion des changements nécessaires (matériaux et systèmes), reprendre en main l’invention d’un nouveau vocabulaire de la consistance plastique.
Ne faut-il pas dès l’esquisse prêter attention à l’ouvrier-oeuvrier pour lui préparer un chantier « lieu de vie » plutôt qu’un « lieu d’exécution ».
Ne faut-il pas trouver un rapport au public dynamique parce qu’un bâtiment tient aussi par la qualité des échanges et discussions qu’il provoque (de l’habitant à l’archéologue dans 4 000 ans).
Ne faut-il pas se dire que le secret est certainement dans la mer qui unit et sépare des îlots de savoirs par ailleurs revisités.
Ne faut-il pas enfin voir, que sous nos yeux, les questions « HQE », « Durables », « Ecolo » sont celles de civilisations à naître.
Renaissance…
Le mouton pète le méthane dans les alpages à repeupler d’oursons et le dernier traverseur de Méditerranée crie en silence pour trouver un travail…
1005_peret.pdf
Texte accompagnant le diaporama :
Ne faut-il pas, à partir de la mesure des TEP économisés ouvrir la sensibilité cosmique comme socle d’un rapport nature/culture pacifié et placer l’architecte au rang prestigieux du jardinier pour ré-ouvrir la question du « sens ».
Ne faut-il pas troubler la pensée claire par le doute et l’incertitude, l’incompris ou l’incompréhensible ; tout système vivant est au-delà de la somme de ses facettes maîtrisables et connues.
Ne faut-il pas dépasser l’aridité de l’approche analytique (qui ne répond qu’aux questions posées) et la tempérer par l’intuition synthétique capable de présence à la densité des liens. N’appelle-t-elle pas des apprentissages spécifiques comme celui de l’écoute nourrie par la disponibilité intérieure.
Ne faut-il pas submerger la densité des explications par l’ouverture poétique et symbolique qui permet la richesse des interprétations.
Ne faut-il pas entraîner notre corps à être antenne sensible, capable de perceptions fines dont la traduction architecturale est à offrir à nos habitants.
Ne faut-il pas revisiter le projet « art de l’espace » pour le noyer dans les cascades d’échelles emboîtées pour qu’il renaisse en « art du temps ».
Ne faut-il pas interroger la programmation (amont) et le chantier (aval provisoire) comme moments du projet pris comme une dynamique permanente de création plutôt que placer la « conception » comme moment initial exclusif.
Ne faut-il pas faciliter le passage entre le « penser pour faire » et le « faire pour penser ».
Ne faut-il pas se rendre présent à ce qui ne se voit pas pour capter l’importance du rien.
Ne faut-il pas profiter de ré-ouvrir l’initiative technique pour, à l’occasion des changements nécessaires (matériaux et systèmes), reprendre en main l’invention d’un nouveau vocabulaire de la consistance plastique.
Ne faut-il pas dès l’esquisse prêter attention à l’ouvrier-oeuvrier pour lui préparer un chantier « lieu de vie » plutôt qu’un « lieu d’exécution ».
Ne faut-il pas trouver un rapport au public dynamique parce qu’un bâtiment tient aussi par la qualité des échanges et discussions qu’il provoque (de l’habitant à l’archéologue dans 4 000 ans).
Ne faut-il pas se dire que le secret est certainement dans la mer qui unit et sépare des îlots de savoirs par ailleurs revisités.
Ne faut-il pas enfin voir, que sous nos yeux, les questions « HQE », « Durables », « Ecolo » sont celles de civilisations à naître.
Renaissance…